Un des 9 défis de la Stratégie Nationale de Développement Durable 2010-2013 : “ Vers une économie verte et équitable ”
Défi clé n°6 : Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles
« Développer la connaissance – et reconnaissance – de la contribution des écosystèmes à nos besoins les plus essentiels. Encourager une économie, une urbanisation, et des modes de production plus sobres et plus éco-innovants ».
Exemple de mise en oeuvre : Développer, d’ici 2012, un réseau des trames verte et bleue à toutes les échelles de territoire, qui assure aux espèces une continuité territoriale leur permettant ainsi, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire et d’assurer leur survie, dans un contexte global de changement climatique et de fragmentation des espaces…
L' ARBRE
12/08/2010 22:33 par JMC
L' ARBRE
12/08/2010 22:33 par JMC
"L'arbre" est un émouvant film franco-canadien
plein de charme,de poésie,de finesse et de sensibilité.
Ce film nous dévoile le pouvoir de la nature : ici,dans un paysage sauvage d'Australie.
L'arbre permet de relier le monde des vivants et des morts : ici, une petite fille à son papa disparu.
La photo ci-dessus, prise en août 2008 près du jardin sauvage, est celle du Sophora japonica abattu depuis car son état le rendait potentiellement dangereux.
Film hors compétition clôture du festival de Cannes 2010 ; sortie le 10 Août 2010.
RENATURATION
22/06/2010 14:24 par JMC
RENATURATION
22/06/2010 14:24 par JMC
Je découvre le programme du bac pro "GMNF" Gestion des Milieux naturels et de le Faune;
Ce programme fourmille de mots succulents parmi lesquels figure le mot "renaturation".
Alors, depuis 10 ans, je renature sans le savoir !
En effet, sur Wikipédia :
Le mot renaturation désigne des opérations d'aménagements restauratoires ou de gestion restauratoire puis conservatoire consistant à restaurer le « bon » état écologique et paysager de sites que l'on estime dégradés par les activités humaines ou par l'absence de certains animaux (grands ou petits herbivores, fouisseurs, etc.).
la reconstitution d'une végétation et d'une hydrographie plus « naturelle » (par exemple se rapprochant de la « végétation naturelle potentielle ».
la restauration des conditions d'une meilleure résilience écologique, notamment en reconnectant le site à son environnement naturel quand cela est possible, via par exemple les corridors biologiques d'une trame verte, et en favorisant les cycles de colonisation par des espèces pionnières, secondaires, etc. et en tenant compte de besoins et capacités de dispersion[1] des espèces (végétales, animales, fongiques...).
Ce néologisme évoque son équivalent allemand de« Renaturierung . Les anglais parlent aussi de « mitigation »
La végétation potentielle est la végétation qu'on supposerait (sur des bases scientifiques, généralement phytosociologiques) présente dans un milieu naturel, s'il n'avait pas subi d'influence anthropique significative.
L'enrésinement d'une grande partie de l'Europe et de l'Asie date parfois de plusieurs siècles. Ce type de forêt est perçu par une partie du public comme naturelle, mais ne correspond pas à la végétation naturelle potentielle
Cette notion est proche de celles de climax et de naturalité. Un certain nombre d'indices laissent penser que le respect de la végétation potentielle et de la biodiversité (à une échelle suffisante) est très favorable à une meilleure résilience écologique des milieux face aux aléas.
La résilience écologique est la capacité d'un écosystème, d'un habitat, d'une population ou d'une espèce à retrouver un fonctionnement et un développement normal après avoir subi une perturbation importante (facteur écologique).
On évoquera par exemple la résilience d'un écosystème forestier pour décrire sa capacité à se reconstituer suite à un incendie ; à partir de la banque de graines du sol, des propagules apportées par l'air, l'eau ou des animaux ou à partir de rejets, ou de la cicatrisation d'individus résistants au feu.
LYCOPUS EUROPAEUS
16/06/2010 16:44 par JMC
LYCOPUS EUROPAEUS
16/06/2010 16:44 par JMC
Un massif de Chanvre d'eau, Lamiacée reconnaissable à ses grandes feuilles opposées-décussées
aux dents profondes et à sa tige très ramifiée, commence à se développer en zone de lumière.
Jusqu'alors seuls quelques pieds isolés avaient été observés en zone de demi-ombre.
Le caractère indicateur hygrophile confirme la présence d'eau
sur une période beaucoup plus longue cet hiver.
Reconstructing the biological invasion of european water-horehound, Lycopus europaeus
(labiatae), along the St. Lawrence River, Québec Daniel Lachance1 and Claude Lavoie Département d’aménagement and Centre de recherche en aménagement et en développement, Université Laval, Sainte-Foy, PQ, G1K 7P4, Canada 1E-mail : daniel.lachance@crad.ulaval.ca
Abstract: In Québec (Canada), one of the most recently introduced exotic wetland plants is European Water-Horehound (Lycopus europaeus L.). The first specimens were discovered in 1963 near Montréal. In this study, we used herbarium specimens and conducted botanical surveys to reconstruct the history of the invasion of European Water-Horehound in Québec, and to accurately determine its current northeastern distribution limit. We also calculated the rate of spread of this species since its introduction into the province. Few European Water-Horehound specimens were collected before 1970. However, between 1970 and 1974, the range of European Water-Horehound expanded 380 km northeastward from Sorel to Trois-Pistoles River. In 1999, the northeastern distribution limit of European Water-Horehound was at Bic Provincial Park, 65 km northeast of Trois-Pistoles River. Between 1963 and 1974, European Water-Horehound spread rapidly along the St. Lawrence River (45 km/yr), which was probably related to the fact that seeds remain viable after floating. Between 1974 and 1999, it spread more slowly to the northeast of Trois-Pistoles River (3 km/yr). The limited range expansion of European Water-Horehound in eastern Québec between 1974 and 1999 suggests that the salinity of surface waters, and more particularly the scarcity of salt marshes east of Rimouski prevented populations from establishing in the estuarine part of the St. Lawrence River.
Résumé: Au Québec (Canada), une des introductions les plus récentes d'espèces exotiques colonisant les milieux humides est le Lycope d'Europe (Lycopus europaeus L.). Les premiers spécimens ont été découverts en 1963 près de Montréal. Dans cette étude, nous avons reconstitué l'histoire de l'invasion du Lycope d'Europe au Québec grâce à la collecte d'informations en provenance de spécimens d'herbier. Nous avons également localisé la limite nord-est de la répartition géographique de l'espèce grâce à un échantillonnage sur le terrain, puis calculé la vitesse de dissémination de l'espèce sur le territoire québécois depuis son introduction. Peu de spécimens de Lycope d'Europe ont fait l'objet d'une récolte avant 1970. Entre 1970 et 1974, l'aire de répartition du Lycope d'Europe s'est agrandie de 380 km vers le nord-est, pour se situer à la rivière Trois-Pistoles. En 1999, la limite de répartition du Lycope d'Europe se situait dans le parc provincial du Bic, 65 km au nord-est de la rivière Trois-Pistoles.
Entre 1963 et 1974, la vitesse de dissémination du Lycope d'Europe fut très rapide, soit 45 km/an.
La rapidité du phénomène est probablement attribuable au fait que les graines de lycope flottent et demeurent viables après un séjour prolongé dans l'eau.
Entre 1974 et 1999, la vitesse de dissémination du Lycope d'Europe fut plus lente (3 km/an). La faible extension de l'aire de répartition du Lycope d'Europe dans l'est du Québec est probablement attribuable à la trop grande salinité des eaux estuariennes du Saint-Laurent et, surtout, à la rareté des marais salés à l'est de Rimouski. Référence : Rhodora, 104(918) : 151-160 (2002)
AU REVOIR ET BON VENT
15/06/2010 17:24 par JMC
AU REVOIR ET BON VENT
15/06/2010 17:24 par JMC
Merci à Grégoire F. à qui je souhaite bon vent ... du Nord.
Bon vent à tous les TS qui ont formé une promo particulièrement agréable.
Une promo à 100 % de réussite
Un nouveau départ pour chacun sur des bases solides.
Savoir s'adapter, tomber et se relever.
"On ne juge pas un homme sur le nombre de fois qu'il tombe mais sur le nombre de fois qu'il se relève."
- Maître Jigoro Kano - fondateur du judo -
PHALARIS ARUNDINACEA
15/06/2010 11:13 par JMC
PHALARIS ARUNDINACEA
15/06/2010 11:13 par JMC
La Baldingère dont la hauteur peut dépasser 1,80 m et jusqu'alors peu représentée, commence à s'étendre.
Ses larges feuilles sont longuement atténuées en pointe au sommet.
L’inflorescence terminale forme un panicule d’épis.
Sa tige est un chaume creux.
Son appareil souterrain, un réseaude rhizomes très dense,s’enfonce profondément, contrairement aux orties dont les rhizomes sont superficiels.
Ces réseaux n'entrent donc pas en compétition.
PHILAENUS SPUMARIUS
11/06/2010 16:59 par JMC
PHILAENUS SPUMARIUS
11/06/2010 16:59 par JMC
Des larves de Cicadelle spumeuse ( Homoptère , Cercopidé) à différents stades
et de colorations variables (polymorphisme couleur/patron), sont observées
sur différentes plantes-hôtes ligneuses et herbacées,
en particulier à l'intersection des tiges et des feuilles de Geum urbanum.
"The spittlebug Philaenus spumarius is a common and widespread Palaearctic insect exhibiting a striking dorsal colour/pattern polymorphism, which is conveniently divisible into eight `melanic' and five `non-melanic' phenotypes. The polymorphism is controlled by seven alleles (...). It is a universal polymorphism but, despite much investigation, little is known of the factors which maintain it or influence morph frequency...."
"Attention, les langues étrangères attribuent une autre signification à nymph, pupa et à leurs équivalents
Le mot nymphe est parfois aussi utilisé (surtout dans les textes traduits de la littérature étrangère) pour désigner les formes immatures (larves) des insectes hémimétaboles ayant des ébauches alaires"
Remarque : Dans le texte ci-dessous ( site canadien) le mot "nymphe" devrait être remplacé par le mot "larve". En effet,les Homoptères ne présentent jamais de stade nymphal : leur métamorphose est dite "incomplète" ( = hémimétaboles )
Les nymphes des cercopes s'enfouissent sous une masse d'écume qui les protègent des prédateurs et des parasites. Mais comment la produisent-elle?
L'écume est fabriquée en 4 étapes :
1) La nymphe trouve un site approprié et s'y installe 2) Elle pompe la sève qui circule dans le xylème de la plante 3) Elle expulse par l'anus un liquide clair mais visqueux dont elle s'enrobe 4) Elle expulse de l'air dans le liquide qui s'accumule sous son abdomen et fabrique des bulles qui forment une écume persistante.
LE CANAL AÉRIFÈRE
UN PEU D'HISTOIRE
La nymphe n'est pas dotée d'un appareil respiratoire analogue aux poumons et qui lui permettrait d'expirer de l'air.
Elle utilise plutôt un moyen mécanique pour capter et relâcher de l'air dans le liquide visqueux. Par contraction de son abdomen, elle forme un "canal aérifère".
On a jadis cru que l’écume provenait de la salive de grenouille ou de coucou! Harris (1862) savait que la nymphe du cercope était responsable du phénomène, mais il croyait que les bulles suintaient du corps de l’insecte. Morse (Elementary Zoology, 1875) décrit le phénomène en 2 temps: expulsion d'un liquide clair par l'anus dans lequel est ensuite insufflé de l'air pour faire des bulles. En 1900, Fabre décrit joliment le phénomène. Il croit toutefois que l'air qui sert à faire les bulles est capté par une petite poche située au bout de l'abdomen. En 1910, Sulc découvre le canal aérifère situé sous l’abdomen de la nymphe.
MORPHOLOGIE
Kershaw (1914) a décrit et illustré la morphologie du canal aérifère de la nymphe (voir à droite). Grâce à de puissants muscles, les plaques dorsales (pd) et latérales (pl) de l’abdomen s’allongent et se rejoignent sous le ventre de la nymphe. Lorsqu’elles sont rapprochées, elles forment un canal qui s’étend du quatrième jusqu’au neuvième article. Les plaques ventrales (pv) sont complètement enveloppées et invisibles lorsque le canal est refermé, alors que chez l’adulte elles sont toujours exposées. En effet, les adultes ne produisent pas d’écume et n’ont donc pas de canal aérifère.
Cliquez sur les illustrations pour les voir pleine page. Leurs références bibliographiques sont dans Références.
MACHINE À BULLES
La nymphe pompe la sève et rejette par l’anus un liquide clair. L’abdomen est ensuite sorti puis plongé dans le liquide où une bulle se forme. Lorsque l’abdomen est en dehors du liquide, le canal aérifère s’ouvre et emprisonne l’air qui sera ensuite expulsé dans le liquide pour fabriquer l’écume. Ce processus est accompagné de mouvements de l’abdomen et des pattes avant, ce qui a pour effet de déplacer et de répartir les bulles. La nymphe étire et contracte son abdomen vigoureusement pour faire entrer et expulser l’air du canal. On peut d’ailleurs les observer faire ces mouvements alors qu’elles sont hors de la masse d’écume. Voir ci-contre des photos prises à quelques secondes d'intervalle. On peut aussi observer des mouvements de rotation du bout de l'abdomen.
RESPIRATION
Le canal aérifère joue un autre rôle, vital pour la nymphe. Il lui permet de respirer, alors qu’elle est submergée dans le liquide ou enfouie sous les bulles. Les stigmates (st) qui amènent l’air aux trachées (tr) sont situés à l’intérieur du canal. Au repos, la nymphe y puise l’air dont elle a besoin et le renouvelle périodiquement en ressortant son abdomen de l’écume, le canal grand ouvert captant l’air ambiant.
Les 3 premières photos de la séquence suivante montrent une nymphe Aphrophora qui s'installe et pompe la sève qui circule dans le xylème de la plante. Par l'anus, elle déverse sur elle un liquide clair mais visqueux qui la recouvre et s'amasse sous son abdomen. Les bulles sont ensuite soufflées et la nymphe les répartit autour d'elle par des mouvements de rotation de l'abdomen et des coups de ses pattes antérieures. Il y a près d'une heure entre la première et la dernière photo de cette séquence.